Dans cette série, Agnès Jennepin impose tout d'abord un cadre dans celui plus grand d'une toile de maitre. Commence alors un travail de reproduction, lent et précis, qui se veut fidèle dans les proportions.
La seconde étape est de l'ordre de l'effacement. Contrairement à Rauschenberg qui s'est évertué à faire disparaitre le dessin de De Kooning avec son accord, l'artiste respecte un moment de silence qui sépare les deux actions antinomiques, reproduction-effacement, laissant ainsi la possibilité aux médiums, huile et pastels gras, d'imprégner le papier pour qu'une trace du passé demeure. Intervient alors le geste ultime, circulaire, continu, rapide, mécanique, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre comme s'il était possible de remonter le temps au moment de la création de l'oeuvre.